Portrait d'Alumni : Alexandre Moreau, de contrôleur de gestion à Data Scientist en France

Publié le 9 mai 2021, par Candice

Qui es-tu ?

Je m’appelle Alexandre Moreau, j’ai 28 ans et je suis diplômé du Master Direction Administrative et Financière (DAF), promotion 2017. Aujourd’hui, j’entreprends une reconversion dans le métier de Data Scientist. 

Quel est ton parcours professionnel ?

Après obtention de mon diplôme de Master à l’IAE SMB il y a un peu plus de 3 ans maintenant, j’ai été recruté en CDD par l’entreprise qui m’avait accueillie en stage de fin de master. J’ai rejoint l’équipe de contrôle de gestion des Papeteries du Léman, situées au bord du Lac Léman, près de Thonon-les-Bains, à Publier en Haute-Savoie. Mes missions étaient alors le calcul des marges des différents papiers produits, le calcul et l’explication des écarts budgétaires et l’aide à l’élaboration du budget.


A la fin de cette première expérience de 6 mois, j’ai été recruté au sein de Blédina, du groupe Danone, situé à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. Ce site industriel est spécialisé dans la production de produits à base de fruits et légumes : petits pots en verre, Blédichef, bols plastiques et compotes. J’étais responsable du calcul et de l’animation des résultats du secteur des pots en verre. J’avais également sous ma responsabilité le suivi des écarts budgétaires pour l’ensemble du portefeuille des matières premières et emballages du site. Je réalisais également les documents de clôture mensuelle ainsi qu’une partie des documents budgétaires. 

Désormais, je suis en reconversion dans le domaine des data sciences, qui est une discipline qui s’intéresse à la façon d’utiliser les données pour en extraire des connaissances  et rendre ces connaissances exploitables et applicables à diverses applications. Plus précisément, je me forme aujourd’hui au métier de data scientist. 

Quelles sont selon toi les compétences clés pour exercer le métier de contrôleur de gestion ?

La principale compétence que nécessite ce métier est celle de toujours faire preuve de bon sens, de savoir prendre du recul sur les chiffres proposés. Très vite, les contrôleurs de gestion sont confrontés à des bases de données denses. Aussi, il est important de bien comprendre de quoi l’on parle avant de calculer quoi que ce soit, et notamment de comprendre comment s’articule le processus de production (je pense à cela du fait de mes expériences sur deux sites industriels). Notamment, il est nécessaire de savoir comment sont récupérées les données qui nous sont fournies, comprendre les ERP que l’entreprise utilise, mais également quelles sont les parties prenantes, quels acteurs alimentent la base de données et quels acteurs l’utilisent. En bref, avoir une vision globale me semble essentiel. 

La seconde compétence clé, qui va de pair avec cette vision globale, est la bonne communication. En effet, le contrôleur de gestion est amené à échanger avec diverses parties prenantes. Aussi, il est important d’être curieux et de s’intéresser en détail au fonctionnement de la structure, afin par exemple de ne pas omettre des éléments dans les chiffrages. Le contrôleur de gestion doit, entre autres, être capable d’adapter son discours et sa communication aux diverses personnes avec lesquelles il est amené à interagir. 

Finalement, il est également crucial d’avoir une parfaite maîtrise du tableur Excel, puisque c’est son principal outil de travail. Le logiciel ne doit plus avoir de secret pour tout contrôleur de gestion, que ce soit concernant les formules, les graphiques, ou toute autre possibilité du logiciel. Un bon contrôleur de gestion ne perdra pas de temps dans l’élaboration de fichiers, mais investira toute son énergie sur l’analyse des données. 

Pourquoi cette ré-orientation vers les data sciences ? 

Après 3 ans en contrôle de gestion industriel, j’ai eu envie de m’intéresser de manière plus approfondie à l’analyse de base de données, et ainsi d’acquérir des méthodes statistiques solides : comment récupérer le plus d’information possible d’une base de données même incomplète, quels postulats factuels peut-on faire de ces données, quelles prédictions peut-on réaliser, etc.

Les données sont de plus en plus omniprésentes, et, utilisées à bon escient, elles peuvent être une réelle mine d’or pour une entreprise. 

Ce qui me fascine dans les data sciences, c’est que le champ d’application est extrêmement large et divers : recherche scientifique, monde industriel, marketing, fraude, finance, informatique, santé, sociologie etc. De plus, c’est un domaine qui est relativement récent, et qui évolue très vite. Aussi, il est capital de faire de la veille informationnelle pour suivre les évolutions et révolutions qui peuvent survenir, avec par exemple la mise en place de nouveaux modules, le développement de nouveaux algorithmes, ou encore l’amélioration des capacités des machines. 

Un élément qui a également favorisé mon choix de reconversion était que, à la suite de ces trois ans, il était frustrant pour moi d’être ‘cantonné’ sur deux éléments : travailler chaque mois de manière répétitive sur les documents de clôture comptable, et travailler uniquement sur la variable monétaire. Le métier de data scientist ouvre pour moi de nouveaux horizons en permettant de travailler sur des données bien plus diversifiées que les simples données monétaires utilisées en contrôle de gestion. 

Comment trouves-tu un équilibre entre vie personnelle et professionnelle ?

J’ai une grande passion pour la musique, et plus précisément pour le piano que je pratique depuis plus de 12 ans désormais. J’ai eu l’opportunité pendant mes études à l’USMB de pouvoir intégrer le conservatoire d’Annecy (CRR). Cela m’a énormément apporté : d’un point de vue musical assurément, mais également sur les aspects gestion du temps et organisation. A cette époque, j’avais les cours à l’université en journée, et les cours au conservatoire en soirée : il était donc essentiel de ne rien laisser au hasard pour ne pas être submergé. 

Aujourd’hui, j’ai gardé ces compétences acquises durant mes études et les ai transposées dans ma vie de jeune actif. Cela me permet notamment de pratiquer plusieurs sports : running, yoga, VTT, randonnées etc. Ce sont des activités qui me permettent vraiment de faire le vide dans ma tête, surtout après une journée assez chargée. C’est aussi un temps de déconnecter des écrans qui est vraiment appréciable, un temps à soi. 

Comment est-ce que tu te définirais ?  

Je suis quelqu’un d’ambitieux, dans le sens où j’aime constamment relever de nouveaux défis, que ce soit au quotidien ou à plus long terme. Cependant, ma priorité reste le respect des valeurs qui me sont chères, notamment dans le rapport à l’humain et à l’environnement : je préférerais quitter une structure qui ne me convient pas/plus que de rester coûte que coûte pour gravir les échelons. 

Quels sont tes prochains projets pro/ perso ?

Côté pro : l’objectif est de finaliser ma formation au métier de data scientist, que je réalise au travers d’une formation OpenClassrooms diplômante, d’ici août 2021. Ensuite, j’espère pouvoir intégrer une structure avant la fin de l’année.

Côté perso : je souhaite continuer à m'entraîner en vue de faire le GR20 en Corse, et tout ou partie du GR5 (la grande traversée des Alpes) d’ici 2022/24.

Quelle est ta vision du réseautage ? 

J’aime le côté bienveillant que l’on peut retrouver sur certains réseaux sociaux, même si hélas ce n’est pas le cas de tous. Je trouve qu’il est très intéressant de pouvoir mettre en relation des individus de tous côtés, en vue d’une éventuelle entraide, ou d’un partage d’informations et de connaissances. Si cela reste dans le respect de l'autre, cela peut réellement être bénéfique pour tous

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