Mickael Laverriere est diplômé de la promotion 2015 en Master Développement Commercial et International spécialité Achats & Logistique. Il exerce aujourd'hui en tant qu'acheteur IT & Supply Chain chez Ralph Lauren à Genève (Suisse).

Ralph Lauren Corporation est leader dans le design, le marketing et la distribution de produits haut de gamme. Parmi ces derniers, la firme américaine créée en 1967 couvre des catégories telles que les vêtements, les accessoires ou encore les articles de maison. La célèbre société au joueur de polo comme emblème, rayonne à l'international à travers 40 bureaux dans 14 pays et des points de vente dans 80 états. Son chiffre d'affaires de la dernière année fiscale s'élève à plus de 6 Mds $US.

Qui es-tu ?

Je m’appelle Jean-Baptiste Paganon, j’ai 27 ans et je suis diplômé de la promotion 2015 en Master Développement Commercial et International spécialité Achats et Logistique. Précédemment, j’ai fait un DUT Gestion des Entreprises et des Administrations (GEA), puis une Licence 3 à l’IAE Savoie Mont Blanc.

S'agissant de mon métier actuel, je gère une division dans le recrutement, tournée vers le domaine industriel. Plus clairement, je travaille pour une firme de chasseurs de tête spécialisés.

Qu'as-tu fait avant d'occuper ce poste ?

J’ai un parcours atypique par rapport aux postes que j’ai occupés. À la base, je souhaitais travailler dans le sport après mes études à l’IAE SMB : mon rêve était de collaborer chez Décathlon et d’évoluer dans cette entreprise. Mais à l’occasion du stage de fin d’année du Master, je suis allé au Canada exercer dans le domaine du fret et de l’import-export à l’international. J’étais stagiaire au service d’une société d’importation de marchandises en provenance d’Europe et d’Asie, à destination du territoire américain.
Finalement, j’ai décidé de rester au Canada : je trouvais que le pays était intéressant et j’estimais avoir encore des choses à découvrir avant de rentrer en France. J’ai donc fait mes armes pendant deux ans et demi dans le secteur du transport à l’international : d’abord sur une fonction opérationnelle import-export, puis dans la vente où il fallait solliciter des clients pour augmenter le portefeuille de l’entreprise.

J’y ai rencontré celui qui allait être mon associé pour les trois prochaines années. Nous avons créé notre structure, toujours dans le transport à l’international. En parallèle, j’ai été contacté par Michael Page, un cabinet de conseil en recrutement de cadres : il avait le projet créer un département dédié à la logistique et au transport. Je n’y connaissais rien en recrutement mais je connaissais les métiers qu’ils avaient besoin de recruter. J’ai fait le choix de relever le challenge, tout en gérant ma société à côté.

Récemment, j’ai pris la décision de quitter la logistique et le transport. En revanche, j’ai poursuivi ma carrière dans le recrutement puisque j’ai eu l’opportunité de prendre des parts et devenir associé dans une entreprise axée sur ce domaine : il s’agit de SEZAM Conseil.
Avec l’une des associés de cette dernière, nous avons par ailleurs développé Pure Santé, une compagnie orientée sur le bien-être en entreprise. Nous collaborons avec des massothérapeutes, des ostéopathes, des professeurs de yoga, des enseignants de danse, des personnes porteuses de sérénité, de confort et de plaisir en milieu professionnel. Nous avons aujourd’hui des contrats en cours avec plusieurs sociétés. Dans tout cela, je vois un lien véritable avec la filière du recrutement : attirer de nouveaux employés d’un côté, et de l’autre, savoir comment les garder, notamment en les rendant heureux au travail.

En quoi consiste ton job actuel ?

Concrètement, je travaille au déploiement de deux entreprises. C’est récent : nous existons depuis trois ans sur le marché. Il y a donc beaucoup de développement d’affaires, de notre offre de services, de positionnement marketing… Il y a un nombre considérable de missions relatives à la croissance d’une structure qui n’a pas encore la maturité qu’elle aura, je l’espère, dans les prochaines années. C’est un rôle très transversal et polyvalent.

Je prodigue également du conseil en recrutement via les mandats que les clients partenaires nous confient. Nous sommes basés à Montréal et œuvrons sur la région du Québec, au niveau national, en l'occurrence à Toronto et dans les autres provinces canadiennes. Nous agissons aussi aux États-Unis mais 95 % sont sur le territoire québécois.

Ce qui me plaît, c’est la pluralité de ce que je fais : c’est la raison pour laquelle j’ai fait le choix de devenir entrepreneur depuis quelques années à 100 %. J’aime avoir la possibilité de construire, d’essayer, de développer, de pousser sur le marché un modèle auquel on croit, ainsi que les valeurs alliées. Mon activité est passionnante de par le dynamisme quotidien, le challenge à relever et le niveau de responsabilité !

Y a-t-il des compétences clés pour exercer ton métier ?

Les compétences clés… Je n’ai jamais été un spécialiste, d’où mon orientation d’études vers l’IAE. Je ne suis pas un adepte du détail et de la spécification technique. J’apprécie beaucoup plus l’aspect généraliste des choses, toucher à tout et travailler en équipe. Ce qui m’a amené ici, c’est l’expérience, ma curiosité et ma capacité à saisir les opportunités que je voyais autour de ça. Là, je partage plutôt une vision d’entrepreneur !

Quand j’ai été diplômé de l’IAE SMB, je ne savais pas que j’allais lancer des business et essayer de les développer. Finalement, les personnes que j’ai rencontrées et mon aptitude à m’entourer de personnes formidables m’ont clairement aidé à savoir tirer profit des occasions qui se sont présentées.
Devenir entrepreneur, c’est aussi prendre des risques et être imputable. Lorsqu’il y a une décision à prendre, il faut en assumer les conséquences négatives et positives : on se rend compte que ce qu’il se passe est grâce ou à cause de soi. Il est donc essentiel d’avoir conscience de l’ensemble des responsabilités qui se cachent derrière ce que l’on fait.

Pourquoi encore l'international ?

Comme je le disais en début d’interview, cela s’est fait naturellement. De plus, il est plus facile au Canada de créer une entreprise ou d’intégrer une société. Nous sommes moins jugés sur notre âge et nos compétences, mais davantage sur les résultats.
En revanche, il y a moins de structures, moins d’aides, moins d’accompagnements sur certains aspects et le soutien à une dynamique de marché. Ce qui fonctionne au Canada porte sur le développement ou encore la vente… Contrairement à la France où, une fois que le contrat est signé, il y a accord : ceci étant, il n’y a pas le réflexe permanent d’essayer de renégocier ce qu’on a déjà. Les canadiens aiment lancer et tester plein de nouvelles idées.

Il n’y a pas un pays mieux que l’autre, cela dépend de toi et de ce que tu recherches. Malgré cela, quand tu es jeune et il ne faut pas se le cacher, c’est plus simple au Canada de booster sa carrière. Pour faire simple, je n’avais pas décidé d’arriver ici : c’est un concours de circonstances, et c’est l’esprit entrepreneurial de Montréal qui m’a séduit.

Quelle est la plus grande difficulté que tu rencontres au quotidien ?

A l’heure actuelle, les enjeux sont ceux d’une entreprise en expansion. Il faut savoir gérer les coûts en interne, les problématiques de croissance comme embaucher les bonnes personnes au bon moment, et pouvoir nourrir suffisamment le panel clients pour atteindre nos objectifs. Ce sont donc majoritairement des préoccupations axées sur le développement d’affaire et de positionnement sur un marché. Aujourd’hui, c’est le plein emploi au Canada : 4 % de taux de chômage ! Dans notre secteur, la difficulté est de trouver les bonnes personnes : peu de gens sont disponibles. Il y a donc finalement un questionnement permanent autour de l’attractivité qui est en conséquence, lié à notre métier de recruteur.

Quel est ton prochain challenge ?

Garder ce « mind state », et d’un point de vue professionnel, faire croître l’entreprise en arrivant à élargir un maximum nos services, puis créer de l’emploi. Actuellement, l’équipe est composée de 5 personnes. Nous aimerions être 10 personnes au total : une fois nos effectifs augmentés, nous verrons où le vent nous mène !

As-tu des passions et comment les gères-tu avec ta vie pro ?

Oui, j’ai des passions et ça se reflète aussi dans le fait d’être entrepreneur ! Ma volonté était de m’investir dans ma propre entreprise pour ne pas faire vraiment de différence entre mon travail personnel et ma vie privée : je ne me retrouvais pas forcément dans ce modèle. Il s’agissait plutôt de trouver un sens global. Mon job exprime ce que je suis et ce que j’ai envie d’amener. Encore une raison pour laquelle j’ai eu l’ambition de créer des business !
J’aime beaucoup le sport, particulièrement les sports d’hiver. Je donne des cours de ski. J’adore également l’univers associatif.
De manière générale, j’apprécie de construire des projets avec des gens d’horizons différents, des entreprises, des associations animés par l’envie, notamment dans l’environnement.

Quelle est ta vision du réseautage ?

Il est essentiel : c’est ainsi que je suis arrivé jusqu’ici ! Le réseau se fait naturellement : quand tu es curieux, tu rencontres des gens intéressants et te voilà lancé à monter des projets. Alors, un conseil que je peux donner : restez proche d’un réseau. Il y a plein de façon de mailler son tissu de connaissances : en faisant lien avec notre passion, en rejoignant des cercles existants… Pas forcément besoin de parler beaucoup et de se mettre en avant pour rencontrer des gens !

Jennifer Baba est diplômée de la promotion 2015 en Master Développement Commercial et International spécialité Commerce Responsable à l'International. Elle exerce aujourd'hui en tant qu'assistante Commerciale Export chez Guichon Valves à Chambéry (73-Savoie).

Guichon Valves est une société européenne indépendante fabricant de la robinetterie industrielle. Créée en 1921, en Savoie, elle est devenue l’un des leaders mondiaux dans la vanne spéciale. L’entreprise s’est développée sur le marché du produit sur mesure – le « mouton à 5 pattes », et exporte désormais plus de 85 % de sa production sur les 5 continents. À l'origine, son savoir-faire était destinée à des fabrications locales comme la robinetterie pour les thermes d’Aix-les-Bains.

Qui est-tu ?

Je suis Valérie Mouthon, j'ai 32 ans et je suis entrepreneuse en Indonésie. Je suis diplômée 2012 d'un Master Développement Commercial et International Spécialité Marketing et Développement Durable à l'IAE Savoie Mont Blanc - Campus d'Annecy.

Qu'as-tu fait avant d'être entrepreneuse ?

Après mon diplôme, j'ai exercé différents postes qui n'avaient rien à voir avec la formation car j'avais du mal à trouver un job dans cette branche.
Après avoir travaillé en tant qu’auxiliaire de vie en maison de retraite pendant une année, j'ai fait le choix de partir en mission humanitaire. Cette mission au Costa Rica avait pour but d'aider un artisan spécialisé dans le bambou à développer son entreprise. À mon retour, j'ai travaillé dans un club de sport en France, puis à Genève en tant que directrice du service réception et commercial.

En quoi consiste ton job actuel ?

Je suis actuellement entrepreneuse de la société Eden Bamboo en Indonésie. Mon emploi consiste principalement à aider les artisans indonésiens à développer leurs produits à l'étranger et À travailler avec eux sur un processus de production de qualité, sans utiliser de substances chimiques.

Y a-t-il des compétences clés pour exercer ton métier ?

J'ai pu exercer cet emploi du fait de mes connaissances en marketing et développement durable, mais également de mes notions en éthique des affaires et en commerce équitable. Il était essentiel pour moi d'inclure mes valeurs dans Eden Bamboo. J'ai développé des compétences en termes de logistique et finance afin de mettre en place l'entreprise. Des aptitudes en marketing et communication ont aussi été fondamentales pour réaliser toute notre publicité.

Pourquoi l'entrepreneuriat, qui plus est à l'international ?

J'ai décidé de me tourner vers l'entrepreneuriat car mon parcours atypique était difficile à expliquer aux recruteurs. Marketing et développement durable ne font souvent pas bon ménage : on a tendance à l'associer à du greenwashing. Je souhaitais stopper cette idée reçue et montrer que l'on peut très bien associer les deux, tout en gardant une bonne éthique dans son travail.

Quelle est la plus grande difficulté que tu rencontres au quotidien ?

Le problème - qui n'en est pas vraiment un selon moi - est la notion de temps en Indonésie. Travailler dans ce pays implique de la patience. Ceci étant, l'envie de partager mes connaissances avec les artisans et leur expliquer l'importance de "choyer" cette ressource qu'est le bambou est primordiale.

Quel est ton prochain challenge ?

Mon objectif est de faire en sorte qu'Eden Bamboo se développe en Asie, puis à l'international. Je souhaiterai que cette entreprise puisse aider davantage d'artisans et que l'on mette en place des actions en adéquation avec notre philosophie pour limiter le plastique.
J'aimerai que nous devenions un référent pour les hôtels, restaurants, entreprises qui souhaitent faire leur transition écologique.
Nous envisageons également de mettre en place des éco-tours sur Bali, avec qui nous travaillons, dans des endroits respectueux de l'environnement en proposant des activités touristiques plus authentiques avec les indonésiens.

As-tu des passions et comment les gères-tu avec ta vie professionnelle ?

Ma passion, c'est le sport. J'arrive à combiner hobby et travail car l'un ne va pas sans l'autre pour moi !

Quelle est ta vision du réseautage ?

Le réseau a été très utile pour moi, surtout actuellement. J'ai toujours gardé de bonnes relations avec mes collègues et ex-responsables. Aujourd'hui, certains travaillent d'ailleurs avec moi !

Qu'attends-tu du réseau Alumni IAE Savoie Mont Blanc ?

Le réseau des anciens diplômés pourrait apporter beaucoup aux étudiants et serait une mine d'informations très utile pour eux. J'attends des échanges avec les étudiants et éventuellement d'aider certains dans leur carrière.


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